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CinePerfect
Les mesures

Comment chaque réglage a été calibré
et comment vous pouvez le vérifier

Rien dans CinePerfect n'a été choisi à l'œil. Chaque gain, chaque seuil, chaque rayon a été calibré par simulation numérique sur un banc d'essai qui exécute le code réel du plugin et rend ses résultats en points d'écran.

Cette page montre les instruments. Vous n'avez pas besoin de les comprendre pour acheter le plugin — mais vous pouvez tous les refaire.

0,000Écart maximal toléré
sur 255, entre deux versions
11Courbes log vérifiées
une par une
6Mires livrées
avec le plugin
×100L'écart qu'une estimation
analytique peut produire
01

Le banc d'essai

Un programme qui exécute le vrai code du plugin et mesure ce qui en sort.

Le vrai code, pas une copie

Aucune dérive
possible

Le banc compile les fichiers sources du plugin, pas une reproduction. Un banc qui garde sa propre copie finit tôt ou tard par mesurer une version périmée. Ici ils sont régénérés à chaque construction : ce qui est mesuré est exactement ce qui sera livré.

Sept kernels Metal, la table des préréglages et les LUT sont ceux que Final Cut charge. Rien n'est réécrit pour la mesure.

Pourquoi mesurer plutôt que calculer

Une estimation
fausse d'un facteur 100

Une estimation analytique de gain peut être fausse d'un facteur 100 — il suffit de diviser une énergie par la part de la source dans le cadre au lieu de sa part dans l'empreinte du noyau de flou. L'écart est invisible sur un plan et énorme sur un autre : à l'œil, rien ne le signale.

Aucune valeur n'est donc posée sans passer par le banc. Et les seuils s'expriment en points d'écran, jamais en linéaire — trois bugs distincts sont venus de seuils choisis comme s'ils étaient perceptuels alors qu'ils étaient évalués en lumière.

02

Les mires

Des images fabriquées pour poser une question précise à un module — et dont la réponse se lit à l'oscilloscope, pas au ressenti.

L'exposition

Elle ré-expose la scène,
elle n'éclaircit pas l'image

Le réglage le plus employé du plugin, et le plus mal nommé ailleurs. Ce n'est pas un curseur de luminosité : c'est une multiplication en lumière linéaire, appliquée juste après le décodage log, avant tout le reste. Régler +1 EV, c'est ouvrir d'un diaphragme — pas éclaircir des pixels.

Le même port au crépuscule quatre fois, de la plus sombre à la plus claire, le dégradé du ciel restant intact partout
De gauche à droite : −3 · −1,5 · 0 · +1,5 EV. iPhone 15 Pro, Apple Log, préréglage « Aucun ».

Mesuré sur ces quatre images : la luminance moyenne passe de 11,6 à 57,1 %, régulièrement. Et à +1,5 EV, l'écrêtage vaut 0,00 % dans le ciel — le dégradé, la partie fragile, ne perd rien. Les 5,7 % d'écrêtage de l'image entière sont entièrement les lumières des navires, des sources ponctuelles qui doivent partir. C'est l'épaule du tonemap qui tient le reste.

La balance des blancs

Elle déplace la couleur,
pas la luminosité

Une balance des blancs correcte est un gain diagonal en espace cône — la transformation de von Kries, appliquée avec les matrices CAT02. Ce n'est pas une teinte ajoutée par-dessus : c'est la façon dont l'œil s'adapte à une lumière, reproduite telle quelle.

Le même port au crépuscule trois fois : bleuté à gauche, neutre au milieu, chaud à droite, avec la même clarté partout
De gauche à droite : 3435 K · 6500 K · 15000 K. Même plan, même exposition, seule la température change.

Mesuré sur ces trois images : le rapport rouge/vert passe de 0,832 à 1,234 et le bleu/vert de 1,259 à 0,649 — près de 50 % de déplacement chromatique. Et la luminance moyenne varie de 0,48 point sur 38, soit 1,2 %. C'est la propriété qui distingue une balance des blancs d'un virage de couleur : le second déplace les deux.

Les onze courbes log

Onze formats,
un seul gris

Le gris moyen 18 % encodé dans onze courbes constructeur différentes : V-Log, S-Log3, les deux Canon Log, Apple Log, les deux Fujifilm, D-Log, N-Log, LogC3 et LogC4. En haut, les codes natifs — onze niveaux différents. En bas, chaque plage décodée par son format.

Onze plages grises de niveaux différents au-dessus, et les mêmes plages décodées formant un gris unique au-dessous

Les onze atterrissent à 47,06 %, avec une dispersion de 0,00 point. Et sélectionner le mauvais format déplace la plage ailleurs : les courbes ne se confondent pas.

Les inverses d'encodage sont auto-contrôlés par aller-retour avant que la mire ne soit écrite. Pire écart mesuré : 1,4 × 10⁻¹⁵.

Le filtre passe-bas optique

Une lame biréfringente,
pas un flou

Un vrai OLPF de caméra n'est pas un flou : c'est une lame biréfringente qui dédouble le faisceau d'une distance fixe. Sa fonction de transfert est un cosinus — elle annule une fréquence précise et laisse repasser les plus fines en phase inversée. C'est pour ça qu'on la règle exactement sur le Nyquist du capteur.

Étoile de Siemens et damiers fins rendus à quatre forces d'OLPF, en agrandissement pixel pour pixel
Pixel pour pixel — faites défiler si nécessaire. Réduire cette image supprimerait ce qu'elle montre.

De gauche à droite : filtre éteint, puis trois forces croissantes. À force moyenne le damier de 1 px s'aplatit ; à pleine force il revient intact pendant que celui de 2 px est annulé — il n'en reste que 0,5 %. Un flou gaussien ne ferait jamais ça.

Agrandissement 1:1 strict, en PNG sans perte : sur un motif au Nyquist, les artefacts d'un JPEG seraient indiscernables de l'effet mesuré.

Le grain

Il ne se pose pas
partout

Le bruit vidéo se pose partout, et surtout dans les ombres. Le grain argentique fait l'inverse : il culmine dans les médiums et disparaît dans les noirs profonds comme dans les hautes lumières. Dans le pied de la courbe l'émulsion est à peine exposée ; dans l'épaule elle est saturée. Ni l'une ni l'autre n'a de variance à montrer.

Une rampe de gris du sombre au clair, sans grain puis avec grain, montrant que le grain est plus fort au milieu

Le shader pondère le grain par 4·Y·(1−Y) — maximum à 50 % d'écran, nul au noir et au blanc. La mesure suit la prédiction à un point près sur toute la rampe. Un curseur ramène vers du bruit uniforme, parce qu'on veut parfois du bruit vidéo.

La densité filmique

Plus pur veut dire
plus sombre

Sur une émulsion, une couleur plus intense est toujours plus sombre : plus de colorant absorbe plus de lumière. C'est l'inverse exact de la saturation vidéo, qui monte la chroma à luminance constante — et c'est ce qui trahit une image poussée.

Une rampe allant du gris neutre à l'orange pur, à luminance égale, puis la même rampe assombrie progressivement par la densité

Les sept teintes du haut — rouge, orange, jaune, vert, cyan, bleu, magenta — sont au même niveau au départ. Après la densité, le bleu et l'orange plongent, le jaune à peine : chaque teinte a sa propre marge de pureté à mordre. Les huit plages partent de la même luminance, du gris neutre à l'orange pur. Après la densité, elles s'inclinent : 0 % sur le neutre, −21,6 % à pureté maximale, en croissance continue. Aucun curseur de saturation ne fait cela.

La même rue de nuit deux fois, côte à côte : à gauche la conversion seule, à droite la densité au maximum, où les parapluies gagnent en profondeur
À gauche, la conversion seule. À droite, densité 1,0. iPhone 15 Pro, Apple Log.

Sur cette image, la densité retire 15,6 % de luminance aux parapluies saturés et seulement 3 à 4,6 % à la pierre et aux murs — trois à cinq fois moins. Elle ne touche pas l'image, elle touche la couleur.

La halation

La couche antihalo
sature

La lumière traverse l'émulsion, se réfléchit sur le support et ré-expose la couche par en dessous. La couche antihalo en absorbe une partie — d'où une saturation : au delà de quelques diaphragmes, une source plus vive ne produit pas un halo proportionnellement plus fort.

Six carrés blancs d'intensité croissante sur fond gris, sans halation puis avec, montrant que le halo cesse de croître

C'est le défaut typique des halations logicielles : sans ce plafond, elles voilent toute l'image au lieu de cerner les sources.

Mesuré sur cette même photo de nuit : +1,5 % sur le mur proche des guirlandes, +0,0 % sur la pierre à l'écart, et la teinte s'y réchauffe. Serré et local — exactement ce qu'on attend d'une rediffusion dans l'émulsion.

Le bloom

Un voile large,
au-dessus d'un seuil

Le bloom n'est pas la halation. Il naît dans le verre de l'objectif, pas dans l'émulsion, et son rayon est presque sept fois plus grand — 110 px contre 16. Surtout, il a un seuil : en dessous, il ne se passe rien.

Six sources blanches d'intensité croissante, sans bloom puis avec, montrant le voile n'apparaître qu'au-dessus d'un seuil

La source à +1 diaphragme ne bloome pas du tout. À partir de +3 le voile s'installe et finit par avaler les repères chiffrés. C'est ce seuil qui empêche le bloom de grisailler l'image entière — un défaut courant des voiles logiciels.

Sur la même photo : le mur du fond, cerné de guirlandes, se voile de +6,4 % ; la pierre de droite, sans source à proximité, ne bouge pas d'un centième. C'est ça, un voile local.

À télécharger

Vérifiez vous-même,
sur vos propres scopes

Les huit mires de cette page sont téléchargeables. PNG 16 bits, 3840×2160, en valeurs de code V-Log. Posez-en une dans Final Cut, LUT de caméra sur Aucune, format source Panasonic V-Log : la bande 0,18 doit lire 47 % à l'oscilloscope.

Télécharger les mires ZIP · 301 Ko

⚠️ Ces fichiers sont pré-compensés pour Final Cut, qui devine le gamma des images fixes et leur applique code^1,1236. Sur une courbe log, ces quatre points valent 0,55 EV — hors de Final Cut, les mires sont décalées d'autant en sens inverse. Le métrage caméra porte une étiquette explicite et n'est pas concerné.

03

Ce qui protège vos projets

La mesure qui compte le plus n'est pas dans une mire. C'est celle qu'on fait avant chaque mise à jour.

Deux versions face à face

Barre à
0,000 sur 255

Un outil dédié fait tourner deux variantes du moteur de rendu dans le même processus, sur la même image, à travers la chaîne complète. Il répond à la seule question qui vous concerne vraiment :

est-ce qu'une mise à jour va changer les plans que vous avez déjà étalonnés ?

La barre est 0,000 sur 255 — c'est-à-dire aucun écart mesurable. Un correctif qui ne la tient pas n'est pas livré tel quel : on cherche une formulation qui soit le développement au premier ordre de celle qu'elle remplace, et qui préserve donc le rendu par construction.

Le chiffre qui valide la mesure est le témoin : les styles qui n'emploient pas le module modifié doivent sortir à 0,00000/255. S'ils bougent, c'est la mesure qui est fausse, pas le module.
04

Sur une vraie image

Une mire prouve un mécanisme. Un plan montre ce que ça donne.

Trois états du même plan

Ce que donne la caméra,
et ce qu'on en fait

Une rue couverte de parapluies, de nuit, sous des guirlandes — filmée en Apple Log sur iPhone 15 Pro. C'est le cas difficile : des dizaines de sources ponctuelles vives, de la couleur saturée partout, et des visages sous lumière chaude.

Le même plan de rue trois fois, empilé : le fichier log plat, puis la conversion seule, puis la chaîne complète, chaque fois plus profond
De haut en bas : le fichier Apple Log tel quel · la conversion seule, préréglage « Aucun » · la chaîne complète — exposition, OLPF, split-tone, printer-lights, densité, halation, bloom, vignette.

L'image du milieu est déjà juste : c'est ce que fait le décodage seul, sans qu'aucun module n'intervienne. Tout ce que la troisième ajoute vient des étages de la chaîne, posés un par un et mesurés — pas d'un filtre appliqué en bloc.

Le même exercice, en extérieur

Autre plan,
même chaîne

Un plan de la série, au crépuscule. Un ciel en dégradé continu, une carrosserie bleue et deux carnations dans la même image — et presque aucune source vive, à l'inverse du plan précédent.

Deux hommes devant une voiture ancienne au crépuscule, fichier V-Log brut : plat et désaturé Le même plan converti en Rec. 709 : contraste et couleurs rétablis Le même plan avec CinePerfect : ciel chaud, ombres bleues, carrosserie qui garde son détail
De haut en bas : le fichier V-Log tel quel · la conversion en Rec. 709 · la même conversion avec CinePerfect.
  1. Un plan de Mister Hasard tel qu'il sort de la caméra, en log : plat et désaturé. Log caméra
  2. Le même plan converti en Rec. 709 : contraste et saturation rétablis. Rec. 709
  3. Le même plan en Rec. 709 après CinePerfect : halo autour de la lampe, hautes lumières étendues, et le rouge de la veste qui retrouve du détail au lieu d'être écrasé. Rec. 709 + CinePerfect

Mister Hasard, série en cours de production, étalonnée avec CinePerfect · © SpacProd